mardi 4 juillet 2017

Geek Heart c'est fini !



L’action Geek Heart s’est terminée hier à minuit.

En tant qu’initiateur de Geek Heart, je tenais à remercier tous ceux qui ont soutenu l’action. Les premiers à avoir répondu présent sont l’équipe de Roliste TV, et ce n’est pas rien car ils ont géré la logistique et la page web dédiée : merci particulièrement à Guillaume Herlin, The President !
Il y a aussi les illustratrices et illustrateurs sans qui tout ceci n’aurait pas été possible. Merci à Sandra Violeau, Sabrina Tobal, Olivier Sanfilippo, Nicolas Fructus, Marc-Antoine Boidin, Julien Delval, et Radja Sauperamaniane.


Merci aussi aux acheteurs qui nous permettent de rassembler presque 1000 euros pour les enfants aidés par l’Unicef.
Enfin, merci à tous ceux qui d’un clic ou deux ont relayé l’action un peu plus. C’est aussi grâce à des personnes comme vous que nous avons réussi tout ça.

En guise de fin, j’aimerais souligner l’importance de toutes les associations investies pour la cause des enfants syriens, mais aussi toutes celles qui aident simplement leur prochain en France et partout dans le monde.  Donc en plus de la liste ci-dessus, il y a plein de gens généreux et solidaires dans le monde...




samedi 1 juillet 2017

ADN paternel 5 – retour en Europe




On va terminer le cheminement génétique paternel par ce billet. Il y a encore des choses à dire, à partager,  voire un petit bilan à faire. Mais on verra dans le futur si je le fais, suivant l’intérêt des lecteurs à cette petite série sur mon ADN.


Branche : M207
Ce marqueur est né en Asie centrale il y a 30 000 ans. Aujourd’hui, ses descendants dorment dans des lits d’Europe occidentale et appartiennent à la branche R-M342. Oui, je sais, ça ne parle à personne, mais c’est comme ça la science parfois. Ce qui est certain, c’est qu’ils ont fait parti des pionniers européen du repeuplement post-glaciaire. Ils avaient de gros manteau et ont été squatter un peu du côté de l’Irlande, le Royaume-Uni, la France et l’Espagne pour y développer au néolithique un peu d’agriculture bio. Enfin, on peut quand même imaginer qu’à cette époque c’était du bio dans le potager.  Une lignée descendante de celle-ci, la fameuse R-L62 dont tout le monde parle dans les salons littéraire de France et de Navarre, s’est elle propagée en Europe de l’est jusqu’en Inde. On en compte même chez les nomades de la steppe indo-européenne de ces cinq derniers millénaires. En résumé, on revient en Europe, mais on laisse des gens derrière nous pour occuper le terrain.



Branche : P231
Là on ne rigole plus trop, ça devient hyper sérieux car au paléolithique, des ancêtres nomades (oui je sais, c’est répétitif) ont posés leur valise en Europe pour appartenir aux branches les plus importante des résidants actuels d’Europe… et d’Asie occidentale et Asie du sud. Oui, je sais, ça fait une sorte de grand écart, mais c’est comme ça.  Vous avez vu ma tête, bon bin voilà….



Branche : M343
Il y a 17 000 à 22 00 printemps de cela, vivait une lignée de mon ADN. C’était une bande de chasseurs-cueilleurs des savanes qui s’étendaient de l’actuelle Corée à l’Europe centrale. Ils ont aussi perfectionné leurs armes pour la chasse offrant au genre humain un bon développement. A savoir si c’est une bonne chose quand je vois ce que fait parfois le genre humain de nos jours, je ne sais pas, mais c’est comme ça, pas de Dolorean pour revenir en arrière.  Ils ont pas mal bougé et se sont installés un peu partout après un grand coup de froid sur la planète. Aujourd’hui, on  trouve leur trace génétique  en Afrique du côté de l’Afrique du nord (6%) et du Sahel central (23%). En Europe, ça représente environ 7% des lignées masculines russes, 13% des lignées masculines des Balkans, 21% de celles d’Europe de l’est, 55% à 58% de l’Europe occidental et 43% de celles d’Europe centrale. En Asie, cet ADN squatte la génétique de 6% d’homme d’Asie du sud ouest, 5% d’Asie du sud et ½% de l’Asie du sud est. Autant dire que la répartition n’est pas très égale. On notera toute de même que l’Empereur russe Nicolas II était de cette branche de mon ADN. Après, je ne sais pas si je dois en être fier car il est passé du sobriquet de « le pacifique » à celui de « le sanguinaire ».



Branche : M269
Il y a 6 500 ans à 15000 ans (je sais, la fourchette est large), la branche M269 a pointé le bout de son nez entre l’Europe de l’est et l’Asie centrale. Il parait que mes ancêtres ont participé à la révolution néolithique. Cool, des révolutionnaires ! Oui, enfin faut se calmer, ils sont juste devenu plus sédentaire et ont labouré des champs. Aujourd’hui, cette branche se trouve principalement dans des mecs d’Europe, plus particulièrement du Pays de Galles (85%), d’Irlande (90%), d’Allemagne (32%), de Grèce et de Turquie (13% à 14%) et ensuite ont redescend squatter les codes génétiques en Irak et en Iran (9%) et au Kazakhstan (5%).
Tant de cousins  à aller visiter dans le monde pour mes prochaines vacances !



Et pour conclure, voici les deux cartes, paternelle et maternelles des "hot spot" de mon ADN.
Je vous laisse deviner où mes parents se sont rencontrés :)




En fait, non, même pas là. Il n'y a aucune info entre ce lieu de rencontre et mon ADN, toutefois, si vous parcourez ces deux séries de chromosomes, vous voyagerez assez pour vous rendre compte qu'on n'est pas tous si différents les uns des autres; je vous laisse méditer là-dessus et sur la paix dans le monde...


The End.

vendredi 30 juin 2017

ADN paternel 4 - les branches asiatiques




Branche : M89
Ce marqueur génétique M89 c’est environ 90 à 95% de la population mondiale non-africaine qui le porte et ça remonte à 55 000, en plein Moyen-Orient. Alor que depuis ce temps-là de nombreux descendant sont resté dans cette zone géographique, certains ont préféré suivre les grands troupeaux pour aller se promener bien plus loin au travers de l’actuel Iran ou vers les terres de Caucase et les steppes d’Asie centrale. Une petite portion de ce groupe de voyageur a monté sa tente en Anatolie et dans les Balkans. Il y avait du passage à l’époque et pas de supermarché, du coup, ils devaient faire du commerce dans le coin. 


Branche : M578
Ne me demandez pas comment les scientifiques choisissent les numéros de marqueur, mais là on arrive au M578, il y a environ 50 000 ans de cela. Après plusieurs millénaire à squatter l’Asie du Sud-Ouest, mes ancêtres ont repris la route pour aller explorer nettement plus à l’est, jusqu’à l’océan Indien. Bon, ils se sont peut-être aussi disputés avec une partie d’entre eux qui ont pris la route vers la mer Noire et la mer Caspienne. Et de toute manière, redescendre vers la zone saharienne n’était plus une option vu qu’on faisait cuir ses œuf juste en les mettant au soleil. En définitive,  tous ont muté avant la séparation pour avoir ce fameux M578 dans l’ADN.



Branche : P128
Il y a 45 000 ans, hommes et femmes faisant parti de la seconde vague en partance vers le sud de l’Asie centrale s’est toqué d’avoir aussi un mutation dans son ADN : P128.  Certains de ces descendants ont migré vers l’est ajoutant des marqueurs supplémentaire sur leur chromosome Y. Cette lignée est parent avec plusieurs branche de l’arbre chromo somatique Y : O, la lignée la plus commune en Asie de l’est ; R, le principal lignage du chromosome Y d’Europe et d’Asie centrale ; et Q,  celle des chromosomes Y partie en Amériques. D’autre ont poussé un peu le bouchon sur des embarcations et on les retrouve chez les autochtones d’Australie.
 


Branche : P526
On continue car il n’y a pas beaucoup d’information sur toutes ces petites branches. Cette mini branche regroupe ceux qui font partie de la seconde vague de migrants  autour de l’océan Indien. Mince, encore des migrants dans mes ancêtres !  Ils partagent une mutation avec les halogroupes : M, N, O, P, Q, R et S.



Branche : M45
Tout compte fait, une bande d’ancêtre a décidé de changer de cap il y a 35 000 ans. Au paléolithique ils ont bravé la savane asiatique en jouant au chasseur. Une petit mutation plus tard permet de rapprocher ce morceau d’ADN de l’halogroupe Q, des précolombiens d’Amérique tout en gardant des rapprochements avec d’autres européen ou asiatique. Aujourd’hui les descendants du M45 sont rares et les généticiens en ont trouvé plus souvent en Inde. Ces populations comprennent des groupes aussi divers que le Saora (pour 23%), le Bhumij (pour 13%) ou les Musulmans de Manipour (33%). Ce dernier chiffre me parait étrange car un groupe dénommé « musulman » même de Manipour, je ne vois pas comment cela peut être inscrit dans l’ADN. Religion et ADN sont deux choses différentes pour moi. D’un autre côté, une rapide recherche sur le net m’informe que le Manipour  est un état princier depuis super longtemps avant d’appartenir à l’Inde. Il y a une certaine classe à avoir un bout d’ADN qui leur est relié.



On terminera ce billet par cette branche paternelle M45, la prochaine fois, grande fin du cheminement génétique et on reviendra vers l’Europe.

jeudi 22 juin 2017

Detroit en rythme et art

Bonjour à tous.
Nous sommes officiellement en été, et comme le roman sort cette saison, Gulf Stream éditeur à pensé à vous en collectant une playlist pour le roman (https://www.youtube.com/playlist?list=PLrP0ffdh7Fb5VQaj4MZpk5lgIJknfkUmE)
Ca commence là :



J'en profite pour vous ajouter une des cartes pouvant enrichir la lecture du roman (que vous aurez le 7 septembre) afin de trouver l'art urbain dans les rues de Detroit.


Bon été à vous !


mercredi 21 juin 2017

Project Pelican : Dark Side - Critique

Roliste TV vient de diffuser la critique de Dark Side, la campagne pour mon jeu Project Pelican.
Attention aux SPOILERS

#RolisteTV #DarkSide #ProjectPelican #JDR #Horreur



mardi 20 juin 2017

Colloque JDR 2017

Le week end dernier j'étais convié au colloque JDR 2017, à Villetaneuse. Une très bonne organisation. J'espère être à peut près clair dans mes propos.

Un lien vers mon intervention en mode mp3 en attendant un jour la vidéo :
http://www.cendrones.fr/colloque2017/fabienfernandez.mp3

les autres intervention se trouvent ici, chez Altaride : http://www.cendrones.fr

Et les visuels qui accompagnaient mon intervention pour que je me sente moins seul.





















dimanche 11 juin 2017

ADN paternel 3 - les branches nomades

Branche : M168

La migration franchi un cap important. Nous sommes il y a environ 70 000 ans. Lorsque les humains ont quitté le continent Africain, ils ne sont pas limitées à une seule agence de voyage, les arborescences de cet arbre ADN se retrouvent dans le monde entier. Ceux (les lignées masculines) avec le marqueur ADN M168 ont été les premiers à quitter l’Afrique. Le gène du voyageur ?
Dans mes ancêtres, on trouve probablement une présence dans la vallée du Rift, peut-être en Ethiopie actuelle, ou au Kenya et Tanzanie contemporain. Je sais, le champ est large, mais la précision se fera peut-être dans le futur. Ce qui est certain, c’est que ces gens là, sont membre de la seule branche ayant survécu en dehors de l’Afrique il y a 70 000 ans. Ouais, on est des survivants dans la famille ! Ça en fait aussi un ancêtre commun de tous les non-Africains actuel.

Ce qui est certain, c’est que mes vieux amis du passé avaient le gène nomade. On ne sait pas trop où ils se rendaient dans le détail, on sait cependant qu’ils suivaient les migrations animales avec le mauvais temps dans le dos. C’est également à cette époque là qu’ils sont devenus moins crétins… pardon, plus intelligent. Un bond dans les capacités intellectuelles est noté par les scientifiques. Voyager rendrait plus intelligent ? Les langages se sont développés, les outils et les armes améliorées, ils ont appris à mieux exploiter la terre pour moins se déplacer, etc. Bref, c’était la fête des neurones.  Ils ont donc migré vers d’autres territoires et comme ils étaient encore limités de l’intellect, ils ont probablement remplacé d’autres hominidés comme les Neandertal. Mais si, un joli territoire, du pétrole et hop on rase tout. C’est très d’actualité.




Branche : M143

Ils ont marché un bon bout de chemin mes ancêtres. Est arrivée une nouvelle mutation chez les membres d’une branche qui s’est déplacée vers l’est en empruntant le littoral jusqu’en Asie. Ils sont devenus les premiers colons d’Asie, Asie du Su-Est et de l’Australie. Faudrait que je trouve une carte pour savoir si à cette époque là, il y a60 000 ans, il fallait beaucoup ramer pour se rendre en Australie.
La grande question est de savoir pourquoi ils se sont expatriés loin de leurs racines africaines pour des terres inexplorées. Ce qui est sûr c’est qu’ils ont franchit le détroit de Bab-al-Mandeb, au sud de la mer Rouge. Ils se sont aventuré sur la péninsule arabique et là, pouf : mutation du P143. Après, ils ont contourné le périple et si on tire le fil, ce sont les ancêtres des premiers aborigènes australiens. Ça va commencer à faire du monde aux fêtes de famille.
Ce qui est possible, c’est qu’ils aient quitté l’Afrique à cause de son climat. Il y a environ 50 000 ans, car l’ère glaciaire de ce moment-là était plutôt caractérisée par des sécheresses (Dust Bowl ?). Ces perturbations climatiques ont influé sur les animaux et donc sur mes ancêtres qui les suivaient.