vendredi 13 octobre 2017

En route vers la gloire ?




Je ne sais pas. Cependant, j’ai quelques actualités en ce moment. Assez pour ne pas avoir eu le temps d’en parler ici auparavant. Dans le désordre, D-Start (Matagot) est sorti en boutiques. C’est un coffret avec pas mal de matériel dedans qui permet de faire ses premiers pas dans le jeu de rôle que ce soit en tant que narrateur ou joueur. C’est donc un très bon outil pour tout le monde, autant pour les associations et les boutiques qui organisent des parties de jeu (il y a 10 scénario et les parties font entre 1h et 1h30) que pour les particuliers qui veulent se (re)mettre au JdR ou partager leur passion avec leurs enfants. C’était une sortie très attendue pour moi car le jeu avait pris pas mal de retard et c’est avec beaucoup de joie que je reçois tous ces avis positifs. Que cela soit de la part des boutiques, des joueurs, des médias ludiques ou des retours de parties en direct comme le week-end dernier lors des démos à Octogônes… que du positif. Cela peut paraître naïf dit comme ça, mais après pas mal de travail et de playtests sur le jeu, on peut passer du temps à tout envisager : le véritable verdict est celui des joueurs. Et ouf ! Je respire donc car c’est très positif. Je vais vous mettre des liens en dessous pour vous faire une idée. Comme ce n’est pas la seule boite sur le sujet de « débuter le jeu de rôles » en boutique et que les autres sont généralement également très bien pensées, sachez qu’il y a une grande différence pour D-Start qui peu vous permettre de faire votre choix au milieu de tout ça. LA DIFFERENCE est simplement que D-Start n’est pas un « produit d’appel ». Cela veut dire que les autres boites sont là pour propose un unique univers afin qu’ensuite, les joueurs puissent acheter les livres de jeu en rapport avec celui-ci. D-Start ce sont 10 univers dans lesquels la majorité trouve son compte en terme de choix et nous ne vendons rien d’autre derrière que : « vous avez aimé le jeu de rôles, allez en acheter un avec le thème que vous aimez ».

Liens D-Start :
Interview par Xavier Mateos : https://www.youtube.com/watch?v=OOnm9__lCK4
Ludo-Chrono de Ludovox (en moins de 5mn) : https://www.youtube.com/watch?v=DJrWEY4TJ5E
Open ze boate (chez Philibert) : https://www.youtube.com/watch?v=1rb4F8qG3u4




L’autre actualité est la sortie de Necromundo. C’est un supplément pluriel pour Necropolice (Les XII Singes), le jeu de flics qui pratiquent la nécromancie. Ici, on vous propose un ultime supplément pour boucler officiellement la gamme. Ce sont des setting différents (que vous pouvez d’ailleurs acheter indépendamment les uns des autres) à travers le monde : Prague, Écosse, Tokyo, Rome (et maintenant Maroc). Il est proposé en financement participatif ici : https://www.gameontabletop.com/crowdfunding-80.html
Avec de nombreuses options. Mais nous sommes loin du gadget car les options sont des gammes complètes ou des jeux connexes. Le Maroc prendra réellement place dans quelques centaines d’euros, pour le moment le CF permet d’en définir les grandes lignes. Car au-delà du cadre géographique, chaque section de police à sont identité propre avec des objectifs biens précis. Par exemple à Rome, on joue des infiltrés dans la mafia.
Par ailleurs, sachez pour ceux qui hésitent que tout est déjà écrit, que c’est en cours de maquette, qu’il y a pour chaque cadre de jeu un scénario et une carte (les cartes sont elles aussi presque terminées). Donc ce crowdfunding c’est un petit tremplin pour un jeu qui ne mettra pas 3 ans à sortir car tout est presque bouclé. A part le Maroc mais on a prévu de rendre en décembre 2017. Pour cette aventure, la team se compose de Guylène LeMignot, Charlotte Bousquet et moi-même pour l’écriture. 



Enfin, en dehors de tout projet secret dont je ne peux vous parler, il y a Detroit (Gulf Stream éditeur). Le roman est sorti il y a un peu plus d’un mois et j’ai également des retours positifs. Roman urbain et noir dans la ville éponyme. Vous le trouverez donc au rayon « jeunesse » (pour ado) ou polar suivant le classement de votre libraire. Vous le verrez également peut-être apparaître près de chez vous sur les panneaux d’affichage Clear Channel car la collection pose ses valises dans différents points de la région parisienne pour une belle campagne de pub. Du grand luxe car en pus sur une des publicités ce sont les romans de Charlotte (Celle qui venait des plaines – roman excellent dont je vous reparlerais) et le mien qui sont mis en avant. En bonus, nous serons à Nantes demain pour une séance de dédicaces en duo. Je vous mets le détail en dessous, c’est à la librairie Durance.

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Pour les prochaines dédicaces de Detroit, il faudra attendre le salon de la presse et jeunesse de Montreuil début décembre. Pour celles de D-Start, je dois voir avec Descartes Ecoles pour une date.

#ClearChannel #JDr #Detroit #Dstart #Matagot #Di6dent #Ludovox #RTV #GulfStreamEditeur #Les12singes #roman #polar #urbain #Philibert #Di6dent #CQVDP

lundi 2 octobre 2017

Tu auras peur...

Depuis quelque temps, je me prépare à diriger des parties de jeux de rôles Beast : The Primordial. Ce jeu d’Onyx Path, quasiment absent des rares rayons de jdr en France, propose d’interpréter des personnages dont l’âme est en lien direct avec l’univers spirituel de la Sombre Mère (Dark Mother, Lilith, etc) ; ce lieu dans les tréfonds de l’Umbra où naissent les peurs et les cauchemars. Depuis la nuit des temps, l’Homme a eu peur et c’était bien comme ça, car c’était pour son bien. Pour schématiser, vous vous brûlez en général une fois volontairement sur une flamme, mais pas deux (si vous êtes maso, c’est un cas particulier). De fait, dans la mythologie, les mythes et parfois mêmes certaines histoires avec un grand H, on note la présence de monstres, de lieux effroyables, on souligne la peur de la nuit, l’insécurité dans les campagnes, la Méduse qui vous pétrifie d’un regard, etc. Toutefois, l’Homme s’est avec le temps mis en sécurité. Il a érigé des murailles, fait grossir ses villes, a ajouté des lumières partout, jusqu’aux caméras et s’efforce de ne plus avoir peur. Mais on vient de vous le dire, la peur est importante pour l’humain, dans sa nature profonde et aussi pour sa survie. Alors, il s’est créée de nouvelles peurs : l’étranger, le contrôle des machines, etc. 

(Ce n'est pas pour rien que la peur doit être comprise et appréhendée par le Jedi)

Mais ce n’est pas suffisant. Et c’est là que les personnages interviennent, car eux « éduquent » les mortels à avoir peur, et aussi se nourrissent de ces peurs et ces cauchemars. Donc, oui, vous interprétez des gens pas très sympa, ceux qui véhicules l’arachnophobie ou, parce que c’est à la mode, la coulrophobie (peur des clown), entre autre. Mais ce qui est intéressant là-dedans sera comment et pourquoi vous le fait. Et ce que je trouve fascinant aussi est le parallèle entre les Beast, et les auteurs/trices et artistes. Leur fonction je veux dire. Ceux qui illustrent la peur, ceux qui mettent en garde, la science fiction et le fantastique en tête de proue. Mais si, vous savez, ces « sous genres »…



Revenons aux Beast. Evidemment, il ont des Némésis ancestrales. Ce sont tout simplement les Héros, des personnes ayant conscience de la présence des Beast. Ils les combattent pour protéger l’humanité. Là encore, les exemples dans la mythologie ne manquent pas, ce sont de véritables stars… Les Beast comprennent en général la  fonction et la volonté de leurs actions. Ils ne ‘en défendent pas moins car un Héros qui débarque dans la Tanière d’un Beast peut faire des ravages. Toutefois, il ne faut pas oublier certains critères pour savoir qui est le méchant de l’histoire. En effet, le Héro va chercher à tuer le monstre, mais pourquoi ? Pour le défaire, certes, mais aussi pour la gloire. La preuve en est, les plus grands ont leur place aux panthéons des mythologies. Et en définitive, quand ils ont tué un Beast, ils en veulent d’autres, ils souhaitent attirer le regard de la communauté sur eux, être le centre de tout. En gros, c’est un phénomène de starification bien connu de notre société moderne. Par ailleurs, on oublie par exemple que Méduse, pour devenir ce qu’elle est, elle a été violée par son beau-père Poseidon dans un temple d’Athéna. Et cette dernière, au lieu de l’écouter et de rendre justice, elle l’a maudite. Cool, hein ? Méduse est donc le monstre ou la victime ? Est-ce là encore un phénomène d’actualité dans notre société ? Je vous laisse méditer là-dessus.


A coté de tout ça, j’ai vu récemment le début de la dernière saison d’American Horror Story. Je déconseille fortement aux coulrophobes. Comme les saisons précédentes, c’est une histoire à part entière sur une thématique horrifique. Ici pas de maison hantée, de couvent maudit ou de carnaval de freaks. Non, ça commence par l’élection de Trump et ça traite de la peur.  Plus précisément de la peur de l’autre, l’étranger, l’homosexuel, le « différent ». Et pour y remédier, il y a l’ultra sécurité, celle qui enferme dans la paranoïa… et la peur. Ainsi, même si je réserve mon avis sur la qualité de cette saison, il est intéressant de voir comment la peur contemporaine existe et est véhiculée pour prendre le contrôle des masses : étrangers, terroristes et pertes de libertés sont mélangées à tout va. On parle de la peur, de la connaissance de cette peur et comment elle est véhiculée. Par exemple, par les réseaux sociaux : le fait de toujours être au courant d’un malheur ou un désastre dans le monde augmente le stress quotidien paraît-il. Néanmoins, la société  nous en abreuve, voire, fait en sorte de créer un manque car c’est aussi par ces médias que les informations libres sont transmises. La dépendance à la peur est là, même si elle est cause de grands stress. Et si j’avais encore un doute, en sortant du métro ce matin, j’ai trouvé un journal « d’informations » gratuit avec pour titre en gros et gras : « Effroyable ».

(visuels d'American Horror Story)


Alors finalement, c’est intéressant la peur, non ? Oui, car elle est le reflet de notre société, celle où la police violente les populations pour les remettre dans le droit chemin par son biais pour endiguer l’expression des idées. La peur c’est ce qui se cache derrière le masque. Comme celui du clown quand il est hors du cadre du cirque, des terroristes ou des casseurs de manifs (sont-ils si courageux de ne pas montrer leur visage ?), ceux du personnage de V pour Vendetta utilisés par les hacker Anonymous (cette fois ce sont les institutions qui ont peur), ou ces masques blancs presque lunaire que des braqueurs utilisent… Ce n’est pas pour rien que le masque est utilisé dans de nombreux films horrifiques. Et je passerais sur les masques rituels, religieux ou ceux des super-héros.
Mais il est important d’avoir peur. Non pas stupidement, manipulé par des médias prônant des invasions qui ne sont que des migrations de personnes en détresses, mais psychologiquement car il est important pour fixer une peur sur un objet. C’est à dire, telle Méduse, pétrifier cette peur, l’avoir face à soi, la rendre présente mais la préserver dans un cadre « sous contrôle » afin de ne pas se laisser envahir ou déborder. Ce dernier point je l’ai trouvé dans une brève recherche sur Internet…j’ai peur que ça soit vrai.


mercredi 27 septembre 2017

Trois secondes plus tard

Il est l’heure de faire un petit point sur tout ce qui se passe… autour de mon nombril. Oui, bon, ne vous plaignez pas trop que j’en parle. Premièrement c’est mon blog, deuxièmement, il vous reste encore 3 secondes pour cliquer et changer de page.

Trop tard.

Le 7 septembre dernier est sorti Detroit dans toutes les bonnes librairies. Ne faites pas les innocents je vous ai déjà (un peu) parlé de ce roman. Les premières lectures se sont terminées par du positif du point de vue des libraires et des lecteurs qui m’en ont parlé de vive voix ou sur Internet. De fait, je suis super content.

Par exemple, Benoit Minville (#BenoitMinville)qui est le très bon auteur de Rural Noir et aussi un très bon libraire (je dis ça à partir de ses conseils vidéos et la manière de parler des livres), dit :
 - Detroit de Fabien Fernandez aux editions Gulf Stream est à la fois un excellent polar pour ado/adulte et un bel exercice de style.
Je le dis franchement, je suis pas toujours fan des polars écrits par des français qui se passent chez TonTon Sam, j'y crois pas toujours à l'inspecteur John Smith, profiler écrit depuis Nevers ou Epinal (lieux non contractuels et pour la Vanne) 
Et Bien là, c'est tout autre, c'est réussit et c'est tres Bien d'avoir de vrais romans noirs en secteur ado qui sentent à la fois la serie TV façon HBO et la bonne histoire bien fichue.

J’attends vos retours de lecture avec impatience (nb : vous avez même le droit de me dire que vous n’avez pas aimé, je ne vous en voudrais pas, promis).




Parallèlement à ce roman est sorti D-Start (chez Matagot), une bonne pour faire découvrir le jeu de rôle à partir de 10 ans. Les premiers retours sont positifs et j’en suis aussi très content. Pour faire plus simple je vous mets deux vidéos, ça sera plus simple.



Et aussi l'article de TricTrac parce que ... https://www.trictrac.net/actus/d-start-mettez-du-jdr-dans-votre-moteur


Enfin, les projets en cours se secouent le popotin. Necromundo arrive très bientôt. Un financement participatif permettra au dernier supplément (mini gamme) de voir le jour sous forme de différents livrets. Chacun traitera d’un lieu, ville ou pays, avec une carte dessinée par le grand Maxime Plasse et un scénario. Au programme, on vous emmène en Ecosse, à Prague, Tokyo Rome et si vous êtes très motivés, ça sera le Maroc et peut être encore ailleurs. Necromundo s’inscrit dans la ligne éditoriale du jeu Necropolice (chez les XII Singes). Pour cette ultime ligne droite, j’ai eu la chance d’avoir Guylène LeMignot et Charlotte Bousquet pour m’accompagner. Oui, les deux autres membres de la team n’y sont pas. Sandy Julien est un lâcheur qui prétend travailler trop pour avoir le temps de participer et Benoit lui a fait l’inverse, proposé un cadre de jeux hors limites. Pour Benoit, on en reparlera dans le futur car il a fait u très bon…



Je viens de recevoir la dernière relecture de mon scénario Donjons & Dragons chez Agate : Dragons. Faut que je fasse des modifications avant qu’il ne parte en maquette.



Pour mon cadre de jeu Within, l’éditeur à les deux premières parties à relire avant que je ne puisse me lancer dans la dernière, regroupant scénario et secrets. Wait and see

La bande dessinée avec Sandra Violeau avance bien. On a bouclé tout le découpage et le storybaord (ou presque). Et le nom de projet Andria a récemment été remplacé par un véritable titre dont je ne vous dévoilerais rien pour le moment car il faut en garder pour plus tard mais aussi parce que je ne sais pas si j’ai trop le droit. J’en parlerais avec mon éditrice chez Steinkis.


J’entame la dernière partie de l’écriture de mon roman pour les éditions Lynks. Dust Bowl ne prend donc pas la poussière, il est juste plus exigeant avec moi que je ne le pensais. JE serais donc toujours dans les temps du rendu.

Comme il faut toujours avoir un ou dix coups d’avance, j’ai d’autres projets en cours. J’attends un contrat d’ici la fin de l’année pour valider officiellement mon second livre Electrogène chez Gulf Stream. On y parlerait de La Nouvelle Orléans… Et puis aussi il y a ce projet pour une autre collection chez eux qui me tient à cœur car il se passe en Norvège. Oui, vous n’avez pas fini de voyager si tout va bien selon mes plans machiavéliques de libération du monde de sa coquille grisâtre.

Par ailleurs, j’attends le retour de mon éditrice chez Pygmalion pour mon roman Abandonné/s. Suspens de première collaboration avec une autre talentueuse éditrice. J’espère que ça lui plaira, au final. Sinon, je serais obligé d’aller me prostituer… (Florence, je suis au courant J)

Pour ceux qui ont suivi ce blog récemment, à titre plus personnel, j’ai été touché par la brutale disparition de mon amie Isabelle. J’encaisse encore le coup, d’une manière ou d’une autre. Le côté positif de tout ça est que j’ai repris des choses en mains et que cette grosse claque m’a mis sur les rails d’autres petites choses pro dont je vous ferai part comme je le pourrais. J’envisage notamment une publication de art book pour 2018 (en lien avec le JDR via peut-être un crowdfunding… en réflexion). J’ai aussi un nouveau projet de jeu de cartes à playtester pour soumettre aux éditeurs ensuite. (j’en profite pour une parenthèse Octogones où j’y ferais des démonstrations de Necropolice et D-Start au stand 135 durant 3 jours. Venez !)

Sinon, vous aurez probablement noté  qu’il y a un petit ralentissement des croquis de concerts de jazz car mine de rien, faut bien payer les impôts mais ça va reprendre. L’exposition des croquis a d’ailleurs plu, du coup, il y en aura peut-être une autre un jour. ET finalement pour lier ce dernier point et mes livres de voyage, j’ai déposé un dossier de bourse en août dernier. Une bourse permettant d’aller travailler à La Nouvelle Orléans pour m’imprégner de la culture local, en découvrir plus, y faire des interviews, etc… Le verdict va tomber sous peu… ou le couperet. Suspens aussi pour savoir si cette bourse me sera attribuée (et je croise aussi les doigts pour que Sam ai la sienne).

En attendant que je vous en révèle plus sur mon feuilleton-vie pas forcément intéressant, je vous invite à aller visiter le CrowdFunding d’un jeu de rôles original : Le Cycles d’Aïag (https://fr.ulule.com/aiag-jdr/)

Vous pouvez aussi lire l’excellent nouveau livre de Charlotte : Celle qui venait des plaines (chez Gulf Stream éditeur).



Vous pouvez aussi attendre que je lance ma mini chaine youtube mais faut attendre plus que prévu : ça mouline au montage.

Je vous souhaite bons jeux et bonnes lectures…



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